Redeemer University - Christian university changes everything. Starting with you.            Shure-wireless-excellence  Shure-wireless-excellence
Skip Navigation Links
News
Entertainment
Marketplace
Directories
Faith
Church
Mission
Education
Connections
Family
International
Help
Seeking God?
 

Visit this room to find out more about God

De Falle à Grace
L’histoire de Natasha Falle. De prostituée à une vie dévouée à secourir les perdus dans le commerce du sexe.

Je suis née à Halifax, Nouvelle Écosse, et j’étais fille unique. Mes parents n’étaient pas chrétiens et, pendant mes jeunes années, nous n’avions que peu de foi en Dieu et aucune connaissance des Écritures J’avais quatre ans quand mes parents se sont divorcés et ma mère a commencé à boire, allant dans les bars et ramenant des hommes à la maison. Parfois, je me faufilais dans sa chambre et je rampais pour voler de l’argent dans les poches de ces étrangers qui pour la plupart je n’avais jamais vraiment rencontrés. Quand ils se réveillaient, ils partaient. Ma mère m’a confiée à une gardienne qui m’a molestée sexuellement et je me suis sentie coupable pendant tant d’années croyant alors soit avoir mérité ce traitement ou que c’était le sort réservé aux filles.

”J’ai eu l’occasion de remettre la dernière à Doug Walker, president de l’Association des Gédéons lors du dernier congrès.”

Puis ma mère a rencontré mon futur beau père alors que j’avais huit ans. La vie semblait à peu près normale après que ma mère se soit mariée pour la seconde fois. Je jouais au soccer et j’avais de très bons résultats scolaires, jusqu’à ce que ma mère se divorce une deuxième fois. Elle recommença à boire et à fréquenter les bars. Elle est devenue alcoolique et j’ai commencé à suivre ma mère. J’ai obtenu de faux papiers d’identité et je me faufilais dans les bars. Je ramenais des hommes qui étaient dans la vingtaine ou la trentaine et je couchais avec ces hommes à la recherche d’amour. J’ai abandonné l’école et je ne voulais plus vivre à la maison. Ma mère et moi étions toujours à couteaux tirés. Elle était submergée par la honte et la colère et moi de même.

À 14 ans, presque 15, j’ai été initiée à la prostitution par deux jeunes filles que j’avais rencontrées dans une station de métro. J’avais laissé la maison et je dormais ici et là, toujours sur un divan différent. Parfois je dormais soit dans une tente dans la cour de mes amis, ou mes amis me cachaient dans leur sous-sol, à l’insu de leurs parents (qui me considéraient une mauvaise fille – ce qui renforçait ma propre opinion de moi-même), me faisant entrer parfois par la fenêtre pour cacher mon arrivée. Je me sentais comme une mauvaise fille que personne n’aimait. Je me sentais seule; je devais me débrouiller moi-même et prendre soin de moi. Je vivais une dépression profonde que je ne savais pas extérioriser et je n’avais aucun appui pour m’en sortir.

L’âge moyen d’une travailleuse du sexe se situe entre 13 et 16 ans ce qui équivaut à un niveau moyen d’éducation d’environ une huitième année. Je ne voulais pas être abusée comme ma mère et offrir mes services sexuels gratuitement. Pourquoi ne pas être payée pour cela? Plusieurs dans notre société ignorent cela quand ils pensent aux femmes exerçant ce métier. Comme ces jeunes femmes étaient au début des enfants exploités sexuellement à quel moment peut-on les qualifier alors de « professionnelles du sexe »? Quand je partage mon passé avec les gens, je leur dit exactement cela. J’étais une enfant sexuellement exploitée livrée au commerce du sexe pendant 12 ans. Pendant cette période, j’ai subi beaucoup de violence.

J’ai rencontré puis marié mon souteneur quand j’avais 17 ans et les dix années suivantes ont été très très noires, remplies d’abus et de violence. J’ai eu les côtes fracturées, les bras cassés et des dents cassées. J’ai subi des brûlures de cigarette sur le cou et sur la poitrine. J’ai commencé à m’infliger des blessures moi-même avec des cigarettes parce que cela faisait moins mal de me blesser moi-même que d’être blessée par quelqu’un d’autre. Ainsi était ma vie de prostituée. J’allais travailler le soir et parfois j’avais un bras cassé et ne pouvais même plus bouger ou me défendre de ces étrangers qui voulaient me faire mal. J’ai été menacée à la tête par des revolvers, j’ai été enlevée, droguée et violée. La liste continue.

Sur ces 12 années à exercer ce métier dix d’entre elles se sont passées sans drogues. Je me justifiais en me disant que ce que je faisais était acceptable, en autant que je n’incarnais pas le stéréotype. Aussi longtemps que j’évitais la drogue et que je gagnais autant d’argent que possible, amassant des biens matériels, je croyais que j’étais différente des autres. Mais, un soir après avoir été encore abusée, j’ai décidé consciemment d’acheter de la drogue et ceux qui me connaissaient à l’époque ont reconnu que c’était à ce moment que j’ai atteint alors les bas-fonds de ma vie. Je détestais les habitués de la drogue. Je les volais. Je crachais sur eux. Je voulais leur faire du mal parce qu’ils renforçaient ce que les gens pensent des prostituées et je les haïssais pour cela – jusqu’à ce que j’en devienne une. Alors, j’ai acheté un sachet de cocaïne pour 30$ et j’ai ensuite gravi les échelons en deux ans, passant d’un sac de 30$ de coca à une habitude de 500$ en crack. Pendant 2 ans, je fumais au moins 500$ de crack à chaque soir. Je fumais dans du papier me faisant croire que si je fumais dans du papier et non dans une pipe je n’étais pas vraiment une habituée. (J’aimais toujours me justifier pour ce que je faisais.)

Alors, me voilà un soir, terrée dans une chambre d’hôtel parce que j’avais trop honte. Je me sentais honteuse et coupable et ma fierté était en lambeaux. Je restais dans les hôtels et je me cachais de mes amis. J’étais seule et en ouvrant le tiroir de la table, j’ai découvert une Bible des Gédéons. Je l’ai ouverte à quelque part dans les Psaumes. Je ne me souviens pas où mais je me rappelle que pour la première fois, j’ai compris ce que Dieu me disait. J’avais ouvert une Bible auparavant, mais j’étais confuse par tous les noms, les villes et je ne comprenais pas ce que je lisais. Mais ce soir-là, j’ai compris ce que Dieu me disait. Je me rappelle que j’étais assaillie et qu’Il voulait me protéger. Je ne pouvais pas me rassasier de Sa Parole. Alors j’ai commencé à voler ces Bibles de chaque chambre d’hôtel. Je me promenais avec ces grands sacs en toile et j’avais accumulé environ 12 Bibles volées. Un jour, alors que je circulais en auto, des policiers m’ont arrêtée et ils ont ouvert mon sac. Ils m’avaient assise sur le siège arrière et je les voyais converser devant la voiture. Ils ont ouvert le sac et se sont mis à rire. Ils m’ont laissée partir.

Je sais maintenant que ces Bibles rejoignent vraiment les gens dans les endroits les plus sombres, les endroits que vous ne pourriez même pas imaginer qu’ils existent. Ni la télé, ni les livres, rien ne peut vraiment vous dire exactement ce que j’ai vécu. Mais j’avais toutes ces Bibles et je ne pouvais pas m’en rassasier. À partir de ce moment, mon cœur a commencé à s’ouvrir de plus en plus. J’ai commencé à regarder la télévision chrétienne ce qui m’incitait à vouloir entendre ce que les travailleurs chrétiens de la rue avaient à me dire.

Le jour de mon 27ème anniversaire, je suis retournée vivre avec ma mère qui était dans sa première année de sobriété. Cette fois, elle n’était plus une sœur ou une bonne amie, elle était à nouveau la mère dont j’avais tant besoin. Je pouvais voir les cercles noirs dans ses yeux et je savais qu’elle était inquiète pour moi. C’est alors que j’ai décidé ce soir-là d’abandonner la prostitution. Dieu me disait que je devais m’en éloigner. Tous les signes étaient là et je ne voulais pas continuer à fermer des portes à Dieu parce que je savais que, si j’en fermais une autre, je ne pourrais pas être ici aujourd’hui pour partager mon histoire. Alors, je n’ai jamais regardé en arrière après cette nuit-là. Je ne suis jamais retournée à la prostitution, ni à mon souteneur, ni à l’argent facile. Je suis allée recevoir des traitements et on m’a initiée aux 12 étapes. Mais j’avais besoin de plus. Avoir plus d’énergie n’était pas assez. J’avais besoin d’aller aux sources. J’avais besoin de Dieu. Je me suis impliquée dans une église et la première fois que j’ai mis les pieds dans une l’église je savais que c’était là ma maison. J’ai donné ma vie au Christ et j’ai été baptisée le dimanche suivant. Gloire à Dieu. Il y a maintenant huit ans que j’ai laissé le commerce du sexe.

Avec le temps, j’ai donné toutes les Bibles d’hôtel des Gédéons, sauf une. J’ai eu l’occasion de remettre la dernière à l’Association des Gédéons lors du dernier congrès.

Aujourd’hui, Dieu m’a montré mon but dans la vie. J’ai appris, pendant ces 12 ans de prostitution, comment comprendre la mentalité de celles qui en sont prisonnières. Aujourd’hui, je donne mon énergie à secourir les autres qui sont dans la prostitution. Je suis directrice d’un ministère qui aide les filles à sortir de ce commerce. Je collabore aussi avec les services policiers en matière de vice et de moralité et j’ai même été consultée par certains de nos politiciens pour aider à formuler une législation qui adresse les besoins de ceux qui sont « prisonniers de la rue ».

La vie ne peut pas être meilleure et aucune autre oppression ne peut m’être infligée aujourd’hui qui pourrait se comparer à ce que j’ai vécu et j’en suis si reconnaissante. Je suis aussi tellement reconnaissante pour les Bibles des Gédéons. Je remercie Dieu pour Sa présence dans ma vie et j’apprécie vraiment d’être ici aujourd’hui et de pouvoir partager avec vous tous mon histoire. Que Dieu vous bénisse, au nom de Jésus!

Originally published in The Canadian Gideon, December 2008.

Used with permission. Copyright © 2009 Christianity.ca.

C9AU05

 

 
 
 
 

Advertisers

  • Redeemer University - Christian university changes everything. Starting with you.

Visit our Marketplace

Support the EFC ministry by using our Amazon links