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L’investissement éthique simplifié
Voici trois étapes simples pour obtenir d’excellents rendements sans vous inquiéter des répercussions négatives sur les autres.

Je n’ai jamais été du type à bouleverser notre empire financier. Bien qu’en utilisant le mot empire, j’exagère peut-être un peu... Randy, notre gentil conseiller financier, nous rend visite une fois l’an ; il nous présente son charabia dans la salle à manger et nous rassure, mon mari et moi, que nous sommes sur la bonne voie. La conversation dévie vers les guitares et je les abandonne.

C’est ce qui se passait avant ma visite à Boston. Alors que je me promenais en touriste sur un site historique appelé le Chemin de la liberté (Freedom Trail), je me suis retrouvée face à un groupe de manifestants qui dénonçaient une entreprise profitant du conflit au Darfour, Soudan. En feuilletant un journal, j’avais vu le nom de l’entreprise et croyais qu’elle avait quelque chose à voir avec nos propres investissements.

Cela m’a profondément troublée, mais m’a mise sur le chemin de ma propre liberté: j’ai décidé de m’assurer  que nos investissements, tout en étant profitables, ne sont pas dommageables pour le reste du monde. J’ai donc prétendu savoir ce qu’était, par exemple, «l’indice de pondération par capitalisation de placements boursiers éthiques, qui prend modèle sur le S&P/TSX» et engagé des conversations avec des personnes judicieuses versées en investissements éthiques.

L’investissement éthique – également appelé investissement socialement responsable ou placement social – signifie que nous transformons nos beaux discours en gestes concrets et investissons dans des actions, obligations, fonds et entreprises qui répondent à certaines normes éthiques, sociales et environnementales qui nous tiennent à cœur.

Ayez confiance; selon les experts, vous n’avez pas à renoncer aux profits pour respecter ces principes. Voici ce que j’ai découvert:

1. Décidez de ce qui vous tient à cœur

Dans les années 1920, on les appelait les «actions du péché», explique Laura Berry, directrice exécutive de The Interfaith Center on Corporate Responsibility, une association basée à New York composée de 275 investisseurs institutionnels de différentes religions. «Le mouvement d’investissement social tire son origine du refus à investir dans des actions liées au jeu et à l’alcool.»  Aujourd’hui, les dossiers sont plus variés et incluent, par exemple, les droits de la personne et l’environnement.

Berry indique que les particuliers (les gens assez courageux pour investir par eux-mêmes, sans l’aide d’un conseiller financier) devraient d’abord procéder à une sélection négative, ce qui signifie, selon elle, d’enquêter sur ce que les entreprises font, à quel endroit et de quelle façon. Elle déclare également que la répercussion planétaire réelle découle de l’« inclusion positive », signifiant que les investisseurs recherchent les entreprises reconnues comme chefs de file en matière d’actions en faveur de l’environnement.

«Vous devez d’abord éliminer les transgresseurs. Puis, vous examinez ceux qui posent des gestes positifs», dit-elle.

2. Découvrez votre allié éthique

Si vous utilisez déjà les services d’un conseiller financier, celui-ci pourrait se révéler un allié précieux. De nombreuses sociétés d’investissement offrent des fonds éthiques. Eugene Ellmen est directeur exécutif de la Social Investment Organization (SIO), une association commerciale basée à Toronto pour les investisseurs socialement responsables. Selon la SIO, environ 65 milliards de dollars ont été investis conformément aux lignes directrices de responsabilité sociale en 2004. En 2006, cette somme passait à 500 milliards de dollars.

«Les grandes banques canadiennes ont commencé à s’introduire sur ce marché», explique Ellmen. Posez des questions à votre conseiller. «La structure de la conversation entre un client et son conseiller est telle que les questions sociales et environnementales ne sont pas soulevées, » déclare Ellmen. «Ce qui reflète bien la philosophie de l’industrie. Toutefois, bien qu’il soit difficile d’aborder le sujet avec les conseillers, c’est bien ce que les gens font.»

Si votre conseiller déclare ne pas pouvoir vous renseigner sur les investissements socialement responsables, «je vous recommande de le congédier, dit Ellmen. Une vaste sélection de conseillers vous proposent leurs services.»

3. Choisissez parmi les chefs de file

Jeffrey Talmey est conseiller financier pour le Groupe Investors à Whitby, en Ontario. «Il existe probablement des millions d’investisseurs qui véhiculent d’excellentes valeurs sociales, mais qui ne connaissent pas ces fonds qui pourtant, offrent un excellent rendement, dit Talmey. L’énergie verte est actuellement très prisée.» Les groupes d’investissement comme celui de Talmey présentent à leurs investisseurs une vaste sélection de fonds qui ont tous été passés au crible. Et, selon Ellmen, ces « paniers de fonds » pourraient bien refléter exactement vos choix d’investissements.

«Nous croyons qu’il est tout à fait logique d’investir dans des entreprises qui sont en tête du peloton sur la scène environnementale et qui ont une longueur d’avance en matière de viabilité écologique, plutôt que de miser sur des entreprises qui devront suivre le mouvement contre leur gré.»

Je dois l’admettre: d’un côté, je désire sincèrement que nos investissements nous rapportent gros pour pouvoir vivre à tout jamais sur un grand pied et peut-être faire une croisière pendant mes vieux jours. Toutefois, selon les experts, mes objectifs financiers et ma conscience sociale ne sont pas incompatibles.

«Vous ne faites pas la charité», déclare Ellmen. Berry dit qu’au bout du compte, vous accéderez à la liberté sur le plan financier tout en suivant ce que vous dicte votre cœur. «Cela n’a rien à voir avec la culpabilité. En définitive, nous croyons modifier les règles qui dictent de quelle façon mieux répartir les richesses dans le monde.»

 

Article publié dans Enfants du Monde, Été 2008.

 

 
 
 
 

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